Les derniers méfaits de la bête du Staneux

Rentrant d’une soirée arrosée, Théophyle décida d’aller promener son chien. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant qu’au retour de son petit tour, il n’y avait plus de cabot au bout de la laisse ! La Bête avait kidnappé le toutou. Ce petit futé réussit néanmoins à s’échapper et est revenu au bercail le lendemain matin.

Alodie avait perdu ses lunettes. Elle les chercha sans relâche et se décida enfin à racheter une nouvelle paire. Un beau jour, en allant chercher du poulet dans son congélateur, elle les retrouva congelées à côté des poireaux. Une seule explication était possible, la Bête les lui avait empruntées et, lassée, était venue les rapporter en prenant soin de bien les cacher pour ne pas être soupçonnée de ce méfait.

Anatole voulait tondre sa pelouse mais la machine refusait de démarrer. Il chercha toute la journée la panne et, ne la trouvant pas, décida de la faire réparer. Lorsqu’il la récupéra, il lui fut expliqué que pour la faire fonctionner il fallait ouvrir le robinet d’essence. Il fut persuadé, puisqu’il ne fermait jamais ce robinet, que la Bête était à l’origine du problème et enferma désormais sa tondeuse à double tour dans son garage.

Voulant se préparer une omelette après la course cycliste, Ernest fit chauffer une poêle, mit le lard à griller et cassa les œufs … durs. Dur dur d’amalgamer le tout. La Bête lui avait en effet volé les œufs frais et les avait remplacés par des cuits.

Victor avait décidé de laver sa voiture. Il brancha le tuyau d’arrosage à l’arrière, sur sa terrasse, et traversa la maison avec afin de l’amener sur le trottoir pour nettoyer son auto. Sa tâche accomplie, il voulut ranger son matériel mais fut stupéfait de constater l’inondation dans sa cuisine et son salon … La Bête avait encore frappé, elle avait percé une multitude de petits trous dans le tuyau flambant neuf.

Camille soupait chez des amis pollinois… Ils en étaient au dessert… Tandis que l'hôtesse disposait des fruits sur une assiette, son époux battait au fouet la crème fraîche… Quittant un moment sa besogne des yeux, le pâtissier se retourne… et les convives ont vu telle une comète, pot, fouets, chantilly, décrire une large courbe et s’écraser sur le sol en une gerbe d’étoiles blanches. Pas de doute, la bête, profitant d’un instant d’inattention de leur hôte, en a profité pour lui jouer un tour à sa façon.

« Avez-vous aperçu la soucoupe volante dans le ciel pollinois ? »
La bête mécontente a shooté dans le trampoline de Gilberte, celui-ci a survolé un moment Eweréville et s’est posé chez les voisins.

Jeanne a cherché, cherché, 4 longs jours… ne se nourrissant plus que de soupe et de purée… pour finalement retrouver son dentier… dans son garage. La Bête voulant l’essayer le lui avait emprunté et l’avait finalement rapporté.

Marie a l’habitude d’arroser ses plantes avec les crus des bouteilles d’eau… Mais, la Bête sournoise a remplacé le liquide nourricier par de la vodka… Les géraniums cuvent toujours…

Afin de joindre l’utile à l’agréable, Victorine décida de se rendre aux urnes en faisant son jogging… Ce n’est qu’arrivée sur place qu’elle se rendit compte que, comme elle venait de déménager, elle ne votait plus au même endroit.
Ce n’était plus à Polleur mais dans le village voisin qu’il lui fallait faire son devoir civique. Il lui fallut mettre le turbo pour arriver avant la fermeture au bureau adéquat afin de colorier les petits ronds.

Huberte et Arsène sont les heureux propriétaires de 2 petites chèvres. Dimanche passé, un lendemain de veille, ils ont remarqué en se levant péniblement que les biquettes avaient passé la clôture. Ni une, ni deux, les voilà gambadant dans le pré de bon matin afin de rattraper les fugueuses. Mais la Bête, cachée dans les fourrés, leur joua un bien mauvais tour ! Elle reclapa la porte d’entrée, les obligeant ainsi à patienter en pyjama, les cheveux en pétard, sous les regards surpris des voisins, jusqu’au réveil de leurs enfants pour pouvoir enfin réintégrer leur nid.